Chômage, formation… Myriam El Khomri éclairci ses chantiers pour 2016

La ministre du travail vient de fournir des détails sur les projets du gouvernement concernant l’emploi et donne les bordures de son prochain projet de loi.

en 2016, la ministre du travail Myriam El Khomri risque d’avoir un programme chargé. Répondant aux questions de l’Association des journalistes de l’information sociale (Ajis) ce mardi 5 janvier, la ministre a reparlé de plusieurs défis que le gouvernement doit relever en ce qui concerne le chômage et l’emploi.

La ministre indique que l’année 2015 s’est terminée sur un « contexte distinct des autres années avec la création de 40 000 emplois ». Cette amélioration n’est cependant pas encore « suffisante » pour faire baisser solidement le chômage. 

Sûrement, le nombre des demandeurs d’emploi a enregistré deux baisses, en septembre et en novembre. Mais ce recul demeure de l’ordre « de l’effet de yoyo, avec un basculement des chômeurs de catégorie A vers les catégories B et C, a relevé la ministre. La reprise économique est là, mais celle de l’emploi passe encore par des contrats précaires, en CDD ou en intérim ». Et si la croissance se certifie en 2016, elle risque « de ne pas bénéficier aux demandeurs d’emploi les moins qualifiés ». 

500 000 chômeurs à former

C’est ce qui justifie la volonté du gouvernement d’accroître toujours plus le volume des formations données aux chômeurs, pour les conduire dans des secteurs « d’avenir » comme la transition écologique, numérique, silver économie…, ou « en tension » (dans lesquels les entreprises peinent à trouver des profils). « Deux millions de demandeurs d’emploi n’ont pas le niveau bac, c’est l’une des caractéristiques du chômage en France », a précisé Myriam El Khomri. François Hollande certifiera, le 18 janvier, la le lancement de 500 000 formations « prioritaires » pour 2016. D’ailleurs, Les Echos parlent d’un budget d’un milliard d’euros, que l’État va financer à moitié, mais ce chiffre n’a pas été confirmé pour l’instant par Myriam El Khomri. Dans les 500 000 formations on a les 150 000 qui avaient été promis lors de la dernière conférence sociale.

Ralentissement de l’emploi intérimaire suite aux attentats

D’après le baromètre mensuel Prism’emploi publié mercredi l’emploi intérimaire qui est un indice avancé de la situation de l’emploi en général, a enregistré un ralentissement de sa croissance en novembre, surtout dans les domaines du tourisme et du commerce, les plus touchés par les attentats islamistes.

Il présente une augmentation de 5,0% sur le mois, comparé au mois d’octobre où il était de 9,6% et de 3,9% sur les onze premiers mois de 2015, « une hausse certes encourageante pour la création d’emplois mais qui reste modeste », précise l’organisation professionnelle.

Résultat des attentats islamistes du 13 novembre à Paris et à Saint-Denis, l’emploi intérimaire a baissé de près de 10% à dans la capitale et ralenti de 0,4% en Provence-Alpes-Côte d’Azur, autre région délicate au tourisme.

Mais il a tout de même évolué entièrement de 6,4% dans l’industrie, 6,0% dans les transports, 5,5% dans les services et 2,9% dans le commerce.

Il est resté stable dans le BTP, qui avait mis fin en octobre à une baisse continue de plus de trois ans avec un rebond de 4,9%.

Manuel Valls prépare un vaste plan de formation des chômeurs

Il s’agira d’améliorer la formation des chômeurs, améliorer la qualité de l’apprentissage des jeunes. Ce sont là les deux priorités de l’exécutif que le premier ministre Manuel Valls a annoncé ce lundi afin de faire face au chômage. Mais il n’a pas apporté de précision sur le calendrier et les mesures.

Suite aux élections qui ont permis la montée du FN et faute d’avoir boosté le smic, le gouvernement mettre en avant la gestion du chômage. Pour ce faire, il utilise une arme constamment utilisée appelée : formation. « Nous y travaillons et il y aura des annonces par le président de la République et par le gouvernement au mois de janvier », a lancé Manuel Valls sur le plateau du journal de 20 heures. « Moi, je veux faire sortir mon pays de cette habitude pour le chômage. Je veux que la valeur travail soit partagée par tous », a-t-il indiqué après les scores record pour le Front national. 

Former les chômeurs qui n’ont pas de qualification

Le chef du gouvernement n’a pas apporté de précisions sur les mesures. Le « premier sujet » porte sur « la formation des chômeurs », a-t-il détaillé, en indiquant que le chômage en France porte en premier « sur des chômeurs qui ne sont pas qualifiés ». Et de poursuivre: « Myriam El Khomri, la ministre du Travail, est en train de travailler sur un plan massif de formation pour les chômeurs ». 

Manuel Valls a attaché ce plan à la renégociation de la convention sur l’assurance-chômage, sur laquelle patronat et syndicats doivent se trouver un accord en 2016. « Je le dis aux partenaires sociaux qui vont renégocier le contrat sur l’assurance chômage, et là il faudra aller vite », a ajouté Manuel Valls, qui a invoqué des « contreparties » contre la formation. Cependant, si cette démarche est empruntée, le plan pourrait prendre du temps. 

Mettre en valeur l’apprentissage

L’autre chantier avancé par le Premier ministre, qui n’a pas souhaité fournir des détails sur les mesures exactement: l’apprentissage, un domaine qui concerne comme la formation des chômeurs les nouveaux conseils régionaux élus dimanche. Lors d’une conférence avec les présidents de région que Manuel Valls a dit vouloir organiser, « j’attends des régions, quelles que soit leur président, de mettre le paquet » pour la jeunesse et pour l’apprentissage. Le Premier ministre a également dit vouloir « encourager ».

Burger King reçoit l’autorisation d’acheter Quick

L’autorité de la concurrence a donné son accord de principe. L’opération devrait permettre à Burger King de devenir le numéro deux du marché de la restauration rapide en France.

L’autorité de la concurrence a indiqué jeudi qu’elle acceptait l’acquisition de l’enseigne de restauration rapide Quick par Burger King France, faisant sauter le dernier levier à cette opération. « L’opération ne représente aucun incident pour la concurrence sur le territoire national, excepté la zone d’Ajaccio en Corse », a souligné l’Autorité, dans un communiqué, en indiquant : « Pour prévenir les atteintes à la concurrence, Burger King va réaliser un contrat de franchise à Ajaccio. »

Le groupe Bertrand, actionnaire majoritaire de Burger King France, avait évoqué fin septembre qu’il procédait à l’ouverture « des négociations exclusives » pour racheter Quick auprès de Qualium Investissement (groupe CDC, Caisse des dépôts et consignations) et permettre aux restaurants Quick de devenir des propriétés de l’américain Burger King. La transaction donnerait la possibilité à Burger King le numéro deux du marché de la restauration rapide en France, après McDonald’s. Au mois d’octobre, l’agence de notation Moody’s avait considéré « positif » ce projet d’acquisition.

Franchise

« Burger King France gère sur le territoire français un réseau de trente restaurants de la marque Burger King, dont dix appartiennent en propre et vingt sont gérés par des franchisés. Le groupe Quick gère un réseau de quatre cent cinq enseignes spécialisées dans la restauration rapide en France, parmi lesquelles, la grande majorité est gérée en franchise », indique l’Autorité de la concurrence dans son communiqué.

Quick qui dispose de 19 000 collaborateurs a réalisé l’an passé 1,029 milliard d’euros de chiffre d’affaires, dont 818 millions d’euros en France. Qualium, alors nommé CDC Capital Investissement, avait acquis Quick en 2006 auprès du milliardaire belge Albert Frère, pour un montant situé entre 750 et 800 millions d’euros. Pour l’instant aucun chiffre n’a été avancé.

Google : un 3e trimestre valorisé par de belles statistiques

Google prochainement baptisé Alphabet présente un 3e trimestre très enthousiasmant. Les statistiques montrent tout de même un bénéfice de 4 milliards de dollars. Cela lui permet de se rapprocher de la valorisation d’Apple et de combler les actionnaires.

Les revenus sont plus élevés que prévu

Alors que Google procède à quelques changements avec YouTube Red et la nouvelle version du Play Store, la firme n’oublie pas de communiquer sur ses résultats financiers. Le 3e trimestre est plus enthousiasmant que prévu, car il met tout de même en avant des bénéfices de 4 milliards de dollars. Deux constats sont effectués, une hausse est visible d’un trimestre à l’autre et une augmentation non négligeable a été observée par rapport à 2014.

Google remercie la recherche sur le mobile et les publicités

Pour l’instant, Google publie ses résultats avec ce nom, mais un changement de taille sera observé au 4e trimestre. Dans quelques semaines, elle prendra officiellement l’appellation Alphabet et la société espère célébrée cette première avec des résultats encore meilleurs. Rien ne semble donc arrêter cette entreprise de Mountain View qui peut largement remercier le mobile et surtout les publicités. La recherche sur les Smartphones représente une force, mais les activités de la firme sont nombreuses. Les résultats sont donc aussi élevés, car les produits sous la houlette de Google sont multiples.

Des revenus publicitaires qui ne cessent de croître depuis un an

Il y a désormais six produits pour un milliard d’utilisateurs. Cela explique ainsi la croissance des revenus qui sont en partie dus à la croissance de YouTube. D’un point de vue général, les revenus engendrés par la publicité se portent bien avec une hausse de 6 % depuis le trimestre dernier et de 23 % par rapport à 2014 à la même époque.

Fnac propose une offre ferme sur Darty

L’autorité de la concurrence s’est saisie du dossier de fusion entre les deux entreprises.

Plusieurs minutes précédant l’heure qu’a fixée le gendarme de la Bourse anglaise, la Fnac a affirmé vendredi avoir déposé une offre ferme sur Darty.

Les deux entreprises ont confirmé dans un communiqué collectif, la recommandation en accord de cette offre par le conseil de Darty, et dans les conditions établies le 6 novembre dernier, jour où a été annoncé l’accord financier.
Cet ordre ferme et général par Darty, et le dépôt officiel d’une offre par Fnac avant vendredi 18 heures étaient l’unique condition pour que l’opération qui permettra la création d’un nouveau géant français de l’électroménager, avec plus de 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dont 5,6 milliards voit le jour.

Après avoir forcé la Fnac à revoir sa première proposition à la hausse et à régler une partie de l’opération en cash, Darty avait sollicité le Panel, le gendarme anglais de la Bourse, de reporter du 11 au 20 novembre le délai légal pour permettre aux deux entreprises de trouver un accord formel.

Le temps de confirmer les termes de l’offre qui permet à l’autre entreprise de prendre de la valeur avec un peu moins de 800 millions d’euros au cours de clôture de vendredi.

Des dépenses suspectes relatives à la campagne Sarkozy : une enquête étendue en cours

10 millions d’euros sont suspectés d’être dépensés lors de la campagne présidentielle de Sarkozy, en dehors des dépenses inscrites officiellement au budget de l’UMP en 2012, et ne figurant pas non plus dans le compte de la campagne. Le Parquet de Paris, sollicité par les juges d’instruction, a pris un réquisitoire supplétif et a étendu l’enquête.

Les chefs d’inculpation en rapport à la campagne présidentielle 2012

L’enquête démarre sur les 10 millions d’euros de dépenses inscrites au budget de l’UMP en 2012 et qui ne s’affichent pas dans la gestion financière de la campagne présidentielle. L’enquête se poursuit sur une somme de 18,5 millions d’euros dépensée et imputée illégalement à l’UMP, utilisant des fausses factures délivrées par Bygmalion, Event&Cie. Le budget de campagne était limité à 22,5 millions, cette falsification servait probablement à masquer les dépassements. Un autre chef d’inculpation est relatif à une somme de 1,5 millions d’euros non justifiée lors d’un grand meeting à Villepinte le 11 Mars 2012.

Treize responsables de Bygmalion société de communication et de l’UMP ayant participé à la gestion de la campagne ont été mis en examen pour répondre aux accusations de faux, d’escroquerie, d’abus de confiance et de financement illégal de campagne électorale. Aucun d’entre eux n’ont avoué d’avoir eu connaissance d’une fraude, à l’exception de Jérôme Lavrilleux qui a déclaré qu’il y avait des zones d’ombre sur ces comptes de campagne.

Les réactions défensives de Nicolas Sarkozy

Quand Nicolas Sarkozy a été entendu au mois de septembre dernier, il a contesté tout dérapage de ses comptes. Il a déclaré que si les fausses factures existaient, cela ne concernait que l’UMP dirigée dans le temps par Jean François Copé et la société Bygmalion contrôlée par ce dernier. Après la confrontation du 9 octobre 2015, Lavrilleux a avoué que les comptes de la campagne ont débordé de tous les côtés et seul Nicolas Sarkozy peut se prononcer sur la gestion financière de sa campagne.