Sélection en master : les présidents d’université font plus pression

Au départ c’était la CPU, la Curif prend le relais, l’association des universités de recherche de donner son avis sur le master. Le but visé par les présidents d’université est d’expliquer au ministère qu’il est indispensable de faire une sélection et elle ne peut être négociée.

Nous sommes d’accord avec le fait que le Conseil d’État ait éclairci le vide juridique dans lequel auquel nous faisons face et qui avait facilité la prolifération des recours devant les tribunaux administratifs à propos de la sélection en M2. Maintenant, pour trouver une solution à une question aussi sérieuse il faut une volonté politique. On constate que celle volonté est inexistante. » Le président de l’UPMC, Jean Chambaz, a été clair, lors d’une conférence de presse qui s’est organisée rapidement vendredi 19 février après les dires de Najat Vallaud-Belkacem prononcés mercredi 17 février face aux députés, au cours des échanges sur la Stranes (Stratégie nationale de l’enseignement supérieur).

« Des discours irresponsables »

La ministre a en fait déclaré devant les élus que la liste qui doit lister les formations sélectives en M2 serait « très restrictive ». Un discours absolument « insondable », pour plusieurs présidents d’université. « L’ensemble des universités utilisent une sélection à ce niveau », conforme encore le président de l’UPMC.

« La ministre a utilisé des propos irresponsables en ce qui concerne la sélection en master, qui serait obscurantiste et défendrait la séparation sociale. Or cette distinction est faite à l’école et au collège », indique Jean Chambaz. « C’est ingouvernable et c’est désavantageux pour l’enseignement supérieur. Nous sommes abandonnés par notre ministère. Les collègues peuvent mettre un fin au recrutement des étudiants », ajoute Bruno Sire, le président de Toulouse 1.

Étudiants étrangers : la France reste l’une des trois destinations favorites

La France occupe la troisième place dans le classement mondial des pays d’accueil des étudiants internationaux, d’après le décompte officiel dévoilé en janvier 2016 par les ministères des affaires étrangères et de l’éducation nationale, reposant sur les chiffres de l’institut statistiques de l’Unesco.

Dans un monde où l’apprentissage de la mondialisation commence à partir du bac en poche, les étudiants du monde entier apprécient de plus en plus le fait d’aller étudier à l’étranger. Estimés à deux millions au départ, si l’on tient compte des chiffres à peine publiés comptant pour l’année 2013, leur nombre a été multiplié par deux pour s’ajuster à 4 102 465. Les États-Unis préfèrent des étudiants qui veulent s’expatrier avec, et le Royaume-Uni, ensuite, vient la France.

Les étudiants chinois aiment aussi étudier à l’étranger

Cet univers de jeunes globe-trotteurs, plusieurs nationalités sont plus mouvantes. En premier, c’est la Chine qui exporte le plus d’étudiants dans le monde avec 694 365 étudiants qui suivent leurs études hors de leurs pays. Ensuite viennent, les Indiens, les Sud-Coréens, les Allemands et les Saoudiens qui sortent de plus en plus hors de leurs frontières.

En Europe, le système de mobilité Erasmus donne la possibilité de remarquer que les étudiants espagnols voyagent plus que les Allemands, mais dans l’Europe uniquement. Et les Italiens et les Français font également partie de ce programme Erasmus. Ces quatre pays occupent les premières places dans le classement des meilleures destinations. En Europe, l’exception est faite par le Royaume-Uni. En fait, si l’Outre-Manche occupe la quatrième place dans la liste des pays d’accueil préférés par des étudiants européens après l’Allemagne, la France et l’Espagne, les jeunes anglais ne sortent que très peu de leur pays. Ils ont été recensés à 10 000, derrière les Polonais et les Turcs.

A propos de l’Europe, qui est doté de données pour l’année 2014-2015, le nombre d’étudiants reçus en France « demeure stable avec 0,9 % de croissance comparé à l’année passée », souligne l’étude.

Emploi. Pour recruter, Orange compte sur l’alternance

Orange apprécie la formation en alternance. Les alternants eux-mêmes estiment le parcours que propose le groupe. Formation initiale ou reconversion, c’est maintenant qu’il faut y penser.

Âgée de 18 ans, Célia passe son temps entre une boutique Orange de la rue Jean-Jaurès à Brest et les salles de cours de l’IUT de Quimper en première année techniques de commercialisation. Marie âgée de 37 ans et Christophe 43 ans ont été tous les deux affectés par des licenciements économiques après effectué des parcours professionnels très différents. Ils sont en ce moment en contrat de professionnalisation chez Orange.

Avant, Christophe a été chauffeur de poids-lourds. Marie a co-administré l’entreprise familiale de numérisation de documents avant qu’elle ne soit mise en vente. Ceux-ci font partie des 24 alternants qu’Orange avait reçus le mardi 9 février à Quimper pour une journée d’accueil. Ce sont donc 48 adhérents, dans le Finistère, qui suivront un parcours en alternance chez l’opérateur.

Volonté de féminisation

Évidemment, il faut être en mesure, comme Celia, de travailler avec deux mondes si distincts une semaine sur deux. Mais il le faut. Il y a, sûrement, le salaire versé chaque mois. Si elle réussit à obtenir son DUT, elle pourrait solliciter chez l’opérateur téléphonique un emploi. Elle pourrait y obtenir un emploi de commerciale. Mais Celia compte aller plus loin. Elle veut continuer ses études dans une école de commerce. En alternance, certainement… sûrement avec Orange.

Ils auront des chances d’être embauché chez Orange

Marie a signé un contrat pro avec l’entreprise et travaille dans une unité d’intervention technique. Elle jouit d’une double volonté de l’entreprise : féminisation des effectifs techniques et impressionnant développement du très haut débit. Christophe est embauché au service réclamations, il rappelle les clients pour le dépannage. Eux également pourraient être recrutés. À leur âge, si Orange leur permet d’accéder à l’entreprise, ils n’hésiteront pas.

Entre 2016 et 2018, Orange envisage recruter 6 000 personnes dont 1 800, au minimum, par alternance. Bretagne et Pays-de-Loire vont rassembler 180 embauches sur ces trois années.